Bulletin hebdomadaire SUD Educ05 semaine24-2018

mardi 12 juin 2018

Bulletin hebdomadaire SUD Educ05 semaine 24-2018

1-Agenda :

Lundi 11 juin Paris Mobilisation des cheminot·es. Les sénateurs·trices et les député·es doivent décider du texte final qui sera voté ensuite à l’Assemblée Nationale en 2ème lecture.
Jeudi 14 juin 12h délai de rigueur pour faire parvenir votre fiche de vœux à l’administration pour le mouvement complémentaire du premier degré.
Jeudi 14 et vendredi 15 juin La Roche des Arnauds 9h Congrès de SUD Éducation 05
Jeudi 14 au lundi 18 juin du Briançonnais à Bardonnechia
Samedi 16 juin La vachette 16h Rassemblement citoyen·n.s « protégeons les vies humaines, pas les frontières ».

2-Premier degré : mouvement d’ajustement, ça risque d’être juste.

Le mouvement d’ajustement dit « 2ème mouvement » est paru. Vous avez jusqu’au jeudi 14 juin midi pour faire connaître vos vœux à l’administration par fax, mél ou courrier. Pour 118 personnes restées sur le carreau, la liste des choix possibles est plutôt limitée. Attention, cette année, il est bien précisée que les personnes travaillant à temps plein l’année prochaine doivent solliciter des temps pleins. Ne pas hésiter à noter vos observations sur votre fiche de vœux et de nous faire parvenir celle-ci (sudeduc05@gmail.com ou courrier). Le groupe de travail qui étudiera ce deuxième mouvement est prévu le vendredi 22 juin avec date de repli le 28 juin d’après le calendrier prévisionnel de l’administration. Lors de cette phase, même si on le regrette, il n’y a pas de règles, plutôt des principes. A suivre...

3-NOUVEAU COUP PORTÉ AUX RASED : la gestion des déplacements kilométriques limités par enveloppes trimestrielles !

Le 23 Mai, les RASED du 05 ont été réunis par l’équipe des inspecteurs de circonscription et par Madame Bellais, inspectrice ASH, afin d’entériner le nouveau dispositif de fonctionnement annoncé depuis l’année passée :
L’affiliation de chaque RASED aux réseaux de lycées.
Pour cela, le remaniement géographique des RASED ne considère plus qu’un seul paramètre : le réseau et le rattachement des écoles à leur collège. La problématique des secteurs ruraux avec l’éloignement de certaines vallées n’est absolument pas prise en compte par cette nouvelle répartition arbitraire des écoles dans les RASED. Certains secteurs, les plus ruraux vont être véritablement agrandis en distances kilométriques. La réalité du terrain et des zones montagneuses, qui avait en partie présidé à l’organisation optimale des RASED, n’est plus considérée dans ce plan de fonctionnement.
Malgré ses inconvénients, le dispositif est présenté comme un processus incontournable. La prise en compte de la diversité de chaque secteur est balayée au profit de ce projet standard dont on peut rechercher l’utilité en dehors de son pouvoir uniformisant.
Malgré la création d’un nouveau poste de psychologue scolaire et d’un poste d’enseignant spécialisé (mais non pourvu) à Tallard, l’incomplétude de plusieurs RASED n’a pas été résolue. Les deux départs en formation prévus pour l’année prochaine ne suffiront pas à pallier les nombreux manques d’effectifs. Il n’y a pas de budget pour des départs supplémentaires en formation, malgré des personnes volontaires.
MAIS LE PIRE PARAÎT TOUJOURS À VENIR : Les déplacements jusqu’à présent remboursés en fonction des kilomètres parcourus vont être maintenant gérés par une enveloppe distribuée chaque trimestre. C’est un moyen efficace d’effacer tout problème d’éloignement des écoles. L’agent à cours d’argent limitera ses déplacements par la force de ce fonctionnement. Les écoles non visitées sont de fait des écoles sans difficultés, puisqu’elles restent cachées ! Les enfants des petites écoles rurales seront les premiers à souffrir de la limitation des déplacements des psychologues scolaires et des enseignants spécialisés.
L’injonction de réaliser des interventions massées devient insistante de la part des inspecteurs. Cependant, ces interventions seront plus onéreuses si elles sont pratiquées dans les écoles éloignées du centre. Les enseignants spécialisés soulignent la nécessité de maintenir les suivis longs qui permettent la remédiation de difficultés spécifiques (tels les dysfonctionnements cognitifs) et qui redonnent confiance et assurance aux élèves.
Par souci économique, il est conseillé aux psychologues scolaires d’inciter les familles à se déplacer dans le bureau de leur école de rattachement. C’est un service de proximité qui est ainsi visé. Les familles les plus fragiles ne feront pas cette démarche.
Après le rabotage des spécificités de chacun dans la formation au CAPPEI, après le changement de statut des psychologues scolaires, après le glissement progressif des missions des enseignants spécialisés vers l’analyse et le conseil au détriment du suivi des élèves, après la réduction progressive du budget alloué aux AVS, les solutions proposées à un enfant en difficulté ou en mal être scolaire se réduisent progressivement à peau de chagrin !
Sommes- nous à l’apogée du ’management désincarné’ évoqué par la sociologue Marie-Anne Dujarier ? Avec ce florilège de nouveaux dispositifs, de plans raisonnés à distance, par ordinateur, avec cette passion des remontés de chiffres préconisées par nos encadrants, avec ce goût pour l’uniformisation de la vie quotidienne, le service public se calque progressivement sur les méthodes de gestions des multinationales. Pendant ce temps, les enfants des écoles tentent de réaliser l’incarnation de leur jeunesse, de leurs projets et de leur vie.

4-Lutter contre les LGBTIphobies en milieu scolaire : Une nécessité !!

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premier·es victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels, soit parce qu’illes peuvent être les auteur·es de ces actes LGBTIphobes (dans 20 à 25% des cas), soit parce qu’illes en sont eux/elles mêmes victimes (dans 15 à 20% des cas).
SUD éducation est au côté des personnels LGBTI de l’Éducation Nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste.
Le 4 pages de SUD Éducation en pièce jointe à lire et diffuser sans modération.
Nous étions quelques un·es à la gay pride de Gap de ce samedi 9 juin. On vous donne rendez-vous l’année prochaine.

5-Vote électronique dans l’éducation nationale, un vrai fiasco.

La semaine dernière, a eu lieu au ministère la phase test du vote électronique qui devrait être mis en place pour nos prochaines élections fin novembre, début décembre. Les organisations syndicales y étaient conviées ainsi qu’un scrutateur devant valider ce test grandeur miniature. On ne peut pas faire mieux : UN FIASCO A TOUTES LES ETAPES.
Petit compte-rendu de la phase de dépouillement :
Les délégué-e-s de liste ont gentiment tapé leur phrase de passe à 4. Échec.
Puis recommencé. Échec. Et encore.
Des agent-e-s et syndicalistes qui connaissaient les mots de passe de leurs chefs ont été les taper… sans plus succès.
Ils ont fini par les écrire sur des éditeurs de texte vidéo-projetés… on a pu apprendre que le mot de passe de la présidente commence par "C’estmoilechef"
La plaisanterie a duré 45 minutes.
Le verdict de l’expert a été sévère : il a indiqué qu’en conditions réelles, il aurait demandé et obtenu l’annulation du scrutin.
Il n’est pas dit que la société qui a fourni le logiciel soit très ennuyée puisque l’appel d’offre ne prévoyait qu’une seule phase de test. A combien de milliers d’euros la prochaine phase de test plus ou moins réussi ?

6-« Parcoursup : un système opaque, injuste et discriminant »Tribune unitaire lundi 4 juin 2018

Dans une tribune au « Monde », les représentants de l’éducation nationale, des parents d’élèves et de la jeunesse dénoncent Parcoursup dont les ratés démontrent que le véritable problème est le manque de place à l’université.
Depuis le mois d’octobre 2017, nos organisations dénoncent la loi orientation et réussite des étudiants (ORE) [promulguée en mars] de Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, ses effets négatifs sur l’accès de toutes et tous aux formations du supérieur et les conditions de sa mise en place dans la précipitation.
En janvier 2018 nous écrivions : « Parcoursup reproduira les injustices d’APB en les aggravant. Le gouvernement propose aux élèves de terminale de faire seulement dix vœux, sans les hiérarchiser. À partir de mai, en pleines révisions du bac, les lycéens et lycéennes qui auront reçu plusieurs réponses positives auront quelques jours pour faire leur choix et laisser les places restantes aux candidat·es moins bien classé·es qu’elles·eux par les établissements d’enseignement supérieur – réattribution des places qu’APB effectuait automatiquement. Ce sont d’interminables listes d’attente qui seront ainsi engendrées, génératrices d’anxiété pour les lycéen·nes et leurs familles. »
Précipitation
Il apparaît évident aujourd’hui, alors que Parcoursup a rendu ses premiers arbitrages, que nos craintes étaient fondées… Malheureusement, nos ministres de tutelle Mme Vidal et M. Blanquer, n’en ont absolument pas tenu compte.
Selon les sources ministérielles, près de la moitié des lycéen·es et des étudiant·es en attente de réorientation n’avaient aucune réponse positive le mardi 22 mai à l’ouverture de la plate-forme. 29 000 n’avaient que des réponses négatives, les autres étaient « en attente » sur au moins un vœu.
Pour rappel, avec l’ancien système d’affectation (APB), plus de 60 % des candidat·es avaient au moins un vœu satisfait au premier tour d’affectation. Utilisant la dénonciation du recours au tirage au sort, la ministre a mené dans la précipitation une réforme de tout le système en septembre 2017. Cette procédure était inacceptable et injuste pour les jeunes qui en ont été victimes. Nous rappelons néanmoins que 0,4 % des candidat·es ont été pénalisés par le tirage au sort, alors qu’aujourd’hui ils et elles sont plusieurs centaines de milliers qui vont être départagé·es sur des critères opaques, injustes et discriminants.
Opaques parce que ni eux, ni leurs familles, ni leurs enseignant·es de lycée n’ont connaissance des critères ou algorithmes locaux mis en place pour déterminer l’ordre des dossiers.
Lycéen·nes assommé·es et en colère
Injustes parce qu’à notre connaissance il a fallu remonter jusqu’à plusieurs décimales après la virgule (parfois sept) pour départager des lycéen·nes en fonction de leur moyenne. Un·e élève avec une moyenne de 14,567 a été classé devant un élève avec 14,560… Autant dire, compte tenu des incertitudes dans le traitement des notes, que cela relève d’une loterie ou d’un arbitraire et qu’il s’agit de tirage au sort.
Discriminants parce qu’il apparaît que dans les critères locaux, des pondérations de moyenne en fonction de la filière de baccalauréat et des lycées d’origine ont pu être appliquées, ce qui renforce la sélection sociale déjà à l’œuvre en faisant de l’établissement, c’est-à-dire de sa réputation, un élément déterminant pour classer les demandes. Difficile de dire dans ce cas que le service public garantit l’égalité d’accès de toutes et tous à l’éducation et aux diplômes.
Les professeur·es principaux·ales de classe de terminale n’ont pu accéder à la plate-forme le 22 mai qu’après 23 heures, tard dans la soirée et l’application ne permettait pas d’afficher les propositions par classe pour en discuter avec les élèves et les équipes pédagogiques. Le 23 mai au matin l’accueil et l’information des élèves se sont faits dans des conditions chaotiques, les derniers textes fixant les modalités d’affectation étant parus moins d’une semaine avant et les dernières informations des rectorats ayant été transmises juste avant le week-end, tout ceci à un mois des premières épreuves du bac !
Les lycéen·nes sont assommés, découragés et en colère. Après des mois de communication gouvernementale sur le libre choix des candidats, leur maîtrise des parcours, la fin du tirage au sort, tout le monde se retrouve face à la dure réalité : il n’y a pas les places suffisantes pour accueillir chacun dans une formation postbac correspondant à ses choix d’orientation ou de réorientation… Les affichages des rangs dans les listes d’attente en sont la preuve, elles sont en plus terriblement anxiogènes pour les candidat·es, elles les classent et les mettent en concurrence les un·es par rapport aux autres.
Aveuglement idéologique
L’absence de hiérarchisation des vœux conduit à l’engorgement du système et n’aide pas à la construction d’un parcours de formation post-bac réfléchi et travaillé en amont. Parcoursup, et ses commissions d’examen des vœux, ne permettent plus l’orientation active qui laissait la possibilité aux élèves d’échanger avec des enseignant·es du supérieur pour les conseiller sur leurs demandes de formation. De ce fait, les « oui si », quand les universités ont la possibilité de mettre en place des dispositifs d’accompagnement, ne se font pas en concertation avec les lycéen·nes.
Au lieu de répondre aux questions des lycéen·nes, des familles, des personnels, d’entendre leurs demandes, leurs peurs, leur colère, le gouvernement mène une campagne de communication de grande ampleur qui vise à prouver que tout va bien et envoie la police contre les étudiant·es et les lycéen·nes qui expriment leur désaccord sur leurs lieux d’études.
Nos organisations soutiennent l’ensemble des bachelier·es et de leurs familles qui revendiquent le droit à la poursuite d’étude dans une filière correspondant à leurs choix et à leurs aspirations. Elles affirment la nécessité d’un plan d’urgence pour l’enseignement supérieur qui mette en adéquation les places disponibles et le nombre de bachelier·es et d’étudiant·es en demande de réorientation.
L’aveuglement idéologique du gouvernement doit cesser. Il est urgent de garantir le droit à toutes et tous les bacheliers d’accéder à l’université : il s’agit d’un choix de société.
Les signataires de cette tribune :
Raymond Artis (président de la FCPE), Aurélien Boudon (co-secrétaire de la fédération SUD éducation), Louis Boyard (président de l’Union nationale lycéenne), Marie Buisson (secrétaire générale de la FERC-CGT), Jean-Louis Fournel (collectif Sauvons L’Université), Bernadette Groison (secrétaire générale de la FSU), Lilâ Le Bas (présidente de l’UNEF), Nathan Le Potier (secrétaire général UNL-SD), Marouane Majrar (porte-parole de la FIDL), Romain Pudal (Association des sociologues enseignants du supérieur), Ugo Thomas (président du SGL) et Hubert Raguin (secrétaire général de la FNEC-FP-FO).

7-Les cheminots toujours en lutte

La plupart des médias facilement accessibles ou qui nous sont assenés ne parlent presque plus de la grève des cheminots car il faut toujours plus de sensationnel. Mais la mobilisation et la grève sont toujours là.
On peut continuer à les soutenir financièrement ici ou https://www.lepotcommun.fr/pot/qwgkeart
On peut aussi regarder aussi ce revival toujours d’actualité.
https://www.youtube.com/watch ?
Faudra-t-il, comme à l’hôpital psychiatrique de Rouen, une grève de la faim ?

8-Clément Méric, 5 ans après, ni oubli, ni pardon

Le 5 juin 2013, Clément Méric, jeune syndicaliste antifasciste, était tué en plein Paris par des militants d’extrême droite (voir ici un rappel précis des faits). Ce drame n’est ni un fait divers, ni une bagarre entre bandes, comme certain·e·s encore aujourd’hui voudraient le faire croire : car si la rencontre entre Clément et ses agresseurs est le fruit du hasard, sa mort, elle, ne l’est pas. Elle est la tragique mise en acte de l’idéologie d’extrême droite d’Esteban Morillo et de ses amis, aussi dangereuse au fond que les poings américains qu’ils avaient avec eux ce jour-là.
Enfin, depuis la disparition de notre camarade, chaque année, de nombreux hommages lui sont rendus un peu partout en France et dans le monde. Cette année, outre le week-end organisé par le Comité pour Clément, différentes initiatives ont à nouveau rappelé qu’il n’y aurait ni oubli, ni pardon.

9-ASSEZ DE MORTS : protégeons les vies humaines, pas les frontières !

Rassemblement citoyen·nes le samedi 16 juin à 15h à Bardonecchia et à 16h à La Vachette
Les montagnards savent que l’on n’abandonne jamais quelqu’un en difficulté, qu’on lui ouvre la porte, sinon... il peut mourir. Depuis des mois, pratiquement toutes les nuits, des accidents sont évités de justesse par l’action des solidaires. Malgré nos patrouilles et nos alertes auprès des représentants de l’État, les dangers intrinsèques à la montagne ont été aggravés par la présence démesurément renforcée des forces de l’ordre, ainsi que par la présence active de militants d’extrême droite, auto-nommés « identitaires » qui organisent des traques de personnes migrantes épuisées, égarées, terrorisées. Pour que la liste des morts arrête de s’allonger :
• Nous appelons en urgence les forces de l’ordre à faire preuve de discernement et à porter assistance aux personnes en danger comme le stipulent les articles R.434-10 et R.434-19 du Code de déontologie de la police et de la gendarmerie nationale. Nous leur demandons de ne pas souiller les valeurs de la France, car Liberté, Égalité, Fraternité n’ont ni frontière, ni religion, ni couleur de peau.
• Nous demandons le bannissement des actions de traque à l’Homme et de guets-apens dans la montagne, et d’intimidations dans les rues de Briançon et ailleurs.
• Nous demandons que des mesures d’éloignement soient prises à l’encontre du groupuscule Génération Identitaire pour, notamment, mise en danger délibérée de la vie d’autrui.
• Nous demandons la démilitarisation immédiate de la frontière franco-italienne.
• Nous demandons la mise en place d’un corridor humanitaire permettant de laisser tout migrant, qui souhaite demander l’asile en France, passer les postes frontières sans être inquiété ni risquer sa vie. La mort du petit Aylan en Méditerranée a réveillé les consciences. Les morts de Blessing et de deux Migrants Inconnus, retrouvés en montagne, doivent mettre un terme aux politiques migratoires répressives. Nous avons observé le silence en leurs mémoires. Il est grand temps de le rompre et d’exiger haut et fort que cela ne se reproduise plus.
EXIGEONS DE NOTRE ÉTAT QU’IL PROTÈGE LES VIES HUMAINES, PAS LES FRONTIÈRES
Tous migrants / Etats généraux des migrations / Move / Forum per cambiare l’ordine de cose

10-Humour ???

La FNSEA menace de bloquer les rafineries pour lutter contre l’importation d’huile de palme pour le biocarburant. On pourrait être solidaire s’il s’agissait de lutter contre la déforestation mais c’est pour mieux vendre de l’huile de colza … au glyphosate ?


Documents joints

Bulletin hebdomadaire SUD Educ05 semaine24-2018
4 pages lgbtiphobies en milieu scolaire