Bulletin hebdomadaire du 4 au 10 mars 2019

lundi 4 mars 2019

au sommaire :
1 - réunion d’information syndicale mercredi 13 mars : loi Blanquer, mouvement , carte scolaire
2 - SUD éducation 05 vous raconte les instances : groupe de travail CTSD (carte scolaire) du 1er mars
3 - Elèves non francophones : des moyens pour apprendre le français !
4 - L’école rurale à la Maheu : peut vraiment faire mieux !
5 - 8 mars : journée mondiale de grève et de lutte pour les droits des femmes (pourquoi une grève des femmes ?)
6 - 15 mars : grève des jeunes pour le climat
7 - 19 mars : grève interprofessionnelle, les revendications de SUD éducation

1-RIS le mercredi 13 mars

Cette RIS se tiendra à Gap à l’école élémentaire Paul Émile Victor 20 rue de Bure de 9h à 12h. Pas plus de 60 personnes.
Petit rappel : tout le monde y a droit, la participation à cette RIS permet de décompter 3h de nos fumeuses 108h. On fait un petit mél ou courrier à son IEN et à SUD Éducation pour prévenir de sa présence, et voilà (modèle et affiche en PJ)
A l’ordre du Jour :
École Blanquer, École de la Galère,
Mouvement départemental,
D’hiver et de printemps.

2-Sud éducation dans les instances 1er degré

Ce vendredi s’est tenu un groupe de travail sur les projets de carte scolaire dans le département.
Copie nulle pour la DSDEN 05… ça devient vraiment une habitude !

En tout, les Hautes-Alpes perdent 5 postes avec des fermetures de classe à Chateau-Ville-Vieille, Aiguilles, Chateauroux, Saint Firmin, Chorges et Porte-Colombe à Gap, des suppressions de 2 postes de Rased à Guillestre et Fontreyne, la disparition de tous les dispositifs ‘accueil moins de trois ans’ et ‘plus de maître que de classes’, avec des soi-disant évaluations de ces dispositifs aux critères opaques et conclusions limpides autant que constructives : « c’est pas bon ».

Un peu de positif avec des postes en plus à L’Argentière et pour le RPI Freissinouse/Pelleautier, Laragne, PEV et Anselme Gras. Bellevue retrouve un poste en perdant le dispositif accueil moins de trois ans’ et des implantations provisoires sont confirmées à Saint Laurent du Cros, Guillestre et Saint Bonnet.
Dans le spécialisé, un poste de RASED à dominante pédagogique à L’Argentière, un poste supplémentaire d’enseignant·e référent·e et un poste d’enseignant·e pour les difficultés de comportement (sensé compenser la perte de tous les postes des anciens maître G ?).

Vous l’avez compris également, la brigade formation continue est bel et bien enterrée dans un mépris total des enseignant·es qui occupaient ces postes et de ceux et celles qu’ils·elles remplaçaient. Là aussi, l’argument est imparable : « des fois ça marche pas ».
Nous trouvons vraiment étonnant que des représentant·es de l’Éducation Nationale, Dasen et secrétaire général, vouant un culte certain à l’évaluation, soient incapables d’imaginer des critères d’évaluation concrets de leurs propres actions.

Le CTSD qui se tiendra le vendredi 8 mars confirmera probablement ces mesures malgré la dénonciation quasi unanime des représentant·es des personnels.

3-Des moyens pour apprendre le français !

Depuis près de deux ans, Sud Éducation pointe l’insuffisance des dispositifs pour accueillir les élèves allophones nouvellement arrivants (EANA), en particulier dans le secondaire. Malgré l’augmentation nette des arrivées depuis que les Hautes-Alpes sont devenues un point d’entrée, seul deux dispositifs UPE2A (unité pédagogique pour élève allophone arrivant) existent dans le second degré : un en collège (celui du collège Centre, qui accueille des élèves de tout le sud du département), un autre en lycée professionnel au LP Paul Héraud (pour les élèves de plus de 16 ans non ou peu scolarisés antérieurement), plus un Dispositif d’Accompagnement vers la Qualification (DAQ) à Paul Héraud également (où les élèves alternent semaines de stage et de scolarisation). Les DGH présentées montrent bien que rien n’est prévu en 2019 pour bon nombre d’élèves qui resteront soit sans scolarisation, soit sans la prise en charge à laquelle ils ont droit : pas d’UPE2A pour les élèves du nord du département, et on vient d’annoncer que dans l’UPE2A du LP...on va simplement augmenter les effectifs. C’est pourtant une directive BLANQUER de 2012 qui réaffirme un seuil de 15 élèves maximum par groupe… qu’importe, on est en train de passer à 20 (et soyez contents de ne pas en avoir 25 ou 30 !). La prise en charge spécifique des jeunes arrivants est déjà très limitée dans le temps, il est essentiel que les conditions leur permettent réellement d’apprendre !

4-L’école rurale à la Maheu ? Peut vraiment faire mieux !!!

Vous pensez « écoles rurales » ? Non, c’est « écoles en milieu rural ». Moins connoté, nettement plus classe ! On a peut-être échappé au « label école rurale » !
Bon, les assises de l’école en milieu rural dans le département des Hautes-Alpes (observées par le ministère, excusez du peu !) ont été lancées à plusieurs reprises...
Depuis un an, différents groupes de réflexion ont été menés par les IEN.
Bon, on aurait pu y croire, avoir un espoir qu’il pourrait en ressortir quelque chose. Enfin, vous savez, quand on vous demande votre avis, qu’on va vous écouter...Et puis... Flop !
Tout le monde réuni à la préfecture pour entendre les rapports des différents groupes. 3 « idées forces » par groupe (pas trop, des fois que le DASEN se sente obligé de prendre en compte ce qui ressort de ces consultations !) .
Et puis, le grand art : entre la manipulation (dont on se rend compte un peu tard et impuissant·es), la confiscation de la parole (cf les rapporteurs des groupes de travail aux bottes de l’administration, qui disent avec LEURS MOTS ce que NOUS DISONS un peu DIFFÉREMMENT ).
Tout ça, pour au final, relancer la réflexion par site géographique (entendez un collège et les écoles de son secteur). L’idée peut paraître intéressante : adapter aux situations particulières, oui. La problématique dans le Queyras n’est pas la même qu’à Gap. Oui. Oui mais...
Ce sera l’occasion pour le DASEN de partager le département en parcelles dans lesquelles petit à petit, l’enseignement dispensé évoluera dans différentes directions, l’occasion de mettre en place le grand projet Blanquer des écoles gérées par le collège de secteur, l’occasion de diviser... Comment ? Qui dit « pour mieux régner » ? C’est aller un peu fort, quand même ! Souvenez-vous que dans notre grande et belle maison, nous avons tous le soucis de l’épanouissement des enfants, la formation des jeunes qui nous sont confiés !
Tour de passe-passe (encore !) en excluant les représentant·es des personnels, les fédérations de parents, les associations œuvrant auprès des familles, de la suite des consultations.
Aucun doute possible, on va passer, pardon, vous allez passer à la phase « mise en œuvre » des belles idées toutes prêtes du DASEN, limitée par la perte des moyens.
UN indice en passant : Des IPR (Inspecteur·ices du secondaire) qui visitent des écoles primaires, après l’allongement du cycle 3 à la 6ème, avec le projet Blanquer... Vous ne voyez rien venir ? On exagère ? On aimerait bien exagérer, oui !
La réorganisation des restes des réseaux autour des collèges, l’an passé... On exagère ?

5-Pourquoi une grève des femmes ?

Tract de la fédération SUD éducation

Parce que je suis une femme, je suis :
• moins payée et dévalorisée
• précarisée et partiellisée
• plafonnée ou collée au plancher
• retraitée pauvre
• blaguée, violentée, harcelée, agressée, assassinée
• abonnée aux torchons, aux lessives
• cantonnée aux soins des petit·es et des ancien·ne·s
• dévalorisée et réduite aux « etc. »…
• stigmatisée
• achetée et vendue
• « publicitée »
• coiffée plus chère

ALORS LE 8 MARS JE SUIS EN GRÈVE !
Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes les luttes de femmes d’ici et d’ailleurs.
Sud éducation soutient les nombreuses initiatives qui auront lieu sur tout le territoire : manifestations, rassemblements, assemblées générales, dont certaines pourront être en non mixité choisie.
SUD éducation dépose un préavis spécifique pour le 8 mars couvrant l’ensemble des personnels, de la maternelle à l’Université.Nous en avons assez de ce système qui nous infériorise et nous invisibilise. Ensemble nous le combattons. Ensemble, nous sommes fortes et nous sommes fières !
C’est parce qu’elles se sont mobilisées que les femmes ont obtenu des droits ! Et c’est pour une égalité réelle dans tous les aspects de la vie que nous luttons !
SUD éducation revendique :
 une formation des personnels à des pédagogies antisexistes et à l’éducation aux sexualités ;
 l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et la réduction du temps de travail pour permettre l’articulation vie privée/vie publique ;
 une réelle prévention des paroles/actes/agressions sexistes et LGBTQIphobes au travail et des mesures lorsqu’ils ont lieu.
Les hommes en lutte pour les droits des femmes
Le 8 mars est l’occasion pour les hommes de montrer leur solidarité avec les femmes et leur soutien par la mobilisation : la prise en charge des tâches domestiques habituellement effectuées par les femmes qu’ils côtoient permettront à celles-ci de participer aux grèves, aux manifestations… Les femmes sont les premières concernées par ces inégalités, il est donc logique que cette journée soit l’expression d’une prise en charge collective de la lutte par les femmes elles-mêmes.
Quand les femmes luttent pour défendre leurs droits, la société toute entière en bénéficie : aménagement des conditions de travail, partage du temps de travail, proximité familiale, libre choix des filières par les étudiant-e-s sans discrimination de genre, d’origine sociale ou raciale…
LE MONDE NE PEUT PAS FONCTIONNER SANS MOI !

6- Le 15 mars : grève scolaire pour le climat !

Tract de la fédération SUD éducation
Dans plusieurs pays européens, en Australie ou encore aux États-Unis, les manifestations rassemblent chaque semaine des milliers de jeunes depuis décembre. En s’inscrivant dans les pas de Greta Thunberg, la jeunesse appelle « à la grève, à manifester et à désobéir » sous le #FridaysForFuture.
La lutte contre le dérèglement climatique ne peut plus attendre !
Greta Thunberg, lycéenne suédoise de 15 ans fait grève tous les vendredis devant le parlement pour demander la justice climatique et sociale depuis septembre 2018. La mobilisation a démarré en France le 15 février devant le ministère de la Transition écologique.
En tant que syndicat de transformation sociale et écologique, Sud éducation revendique une transition écologique fondée sur un juste partage des richesses et des ressources afin de garantir une vie digne pour tou-te-s.
SUD éducation revendique des moyens afin d’améliorer les conditions de travail de tous les personnels, la qualité d’accueil de nos élèves, et de répondre à l’urgence climatique :
• Réalisations de bilan énergétique et plan d’isolation des bâtiments, programme concerté de réduction énergétique et de la consommation en eau, des outils pour mettre en place le recyclage, renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire.
SUD éducation ne se contente pas d’injonctions au changement des comportements individuels et demande :
• Des recrutements de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degré afin de limiter les déplacements.
• La prise en compte des risques environnementaux par les CHS et notamment une véritable campagne de désamiantage dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016. Étude de l’impact du capitalisme et des structures sociales sur l’environnement dans les programmes scolaires.
-La fédération SUD éducation a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels de la maternelle à l’Université pour le 15 mars 2019.
- La fédération Sud éducation soutient l’appel des enseignant-e-s pour le climat.
- Participons avec la jeunesse à la grève du 15 mars 2019. Mobilisons-nous le 16 mars lors de la marche mondiale pour la justice sociale et climatique !

7-De la maternelle à l’Université, toutes et tous en grève le 19 mars !

Tract de la fédération SUD éducation en pièce jointe, mais les revendications de sud éduc ci-dessous :
Les revendications de SUD éducation :
1 - L’abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée et du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle
2 - La défense du statut de la fonction publique et la lutte contre la précarité :
• Le retrait du projet de loi sur la transformation de l’État
• La titularisation sans condition de toutes et tous les précaires
3 – Le retrait du projet de loi Blanquer
4 – Une baisse du temps de travail :
• Un temps de service global pour l’ensemble des enseignant-e-s du 2nd degré de 14 h cours/élèves + 3 h de concertation/travail en équipes & 18 heures devant élèves + 6 heures de travail en équipe dans le premier degré
• 1/9e de minoration de services pour tous les personnels de l’éducation prioritaire
5– Une baisse des effectifs par classe :
• 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA.
5 –L’augmentation des salaires :
• Une augmentation des salaires pour tendre vers l’égalité salariale
• Un salaire minimum à 1700 euros nets
6 –Pour nos retraites :
• retrait du projet de réforme des retraites
• annulation de toutes les décotes
• un départ à la retraite à 60 ans sur la base de 75% du meilleur revenu, pour aller vers un départ à 55 ans sans conditions


Documents joints

Bulletin hebdomadaire du 4 au 10 mars (...)
RIS Blanquer Mouvement Carte Scolaire
8 mars Lutte pour les droits des femmes
15 mars Grève pour le climat
19 mars Appel à la grève interprofessionnelle

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