Biométrie à l’école

mercredi 4 novembre 2015

S’opposer la mise ne place de la biométrie c’est poser la question du fichage généralisé de
la population sous toutes ses formes et du rôle pédagogique de l’Éducation Nationale dans
ce processus. Avec la biométrie à la cantine on « habitue » les élèves au contrôle par
biométrie dès leur plus jeune âge, sans leur laisser d’alternative, sans prendre en compte
leur « faiblesse » vis à vis de ce que cela engendre (on peut voir les élèves prendre la
biométrie pour un jeu « comme au cinéma » mais sans recul).

Manger nécessite ainsi de se laisser examiner le contour de la main. Si l’acte le plus vital
de manger quotidiennement impose le passage par la biométrie, tout le reste sera alors
naturel. Demain l’élève devenu adulte ne se posera pas de questions lorsqu’on lui
demandera la même chose pour aller au travail, prendre le train, sortir de chez lui,
déverrouiller son téléphone portable (mince ça existe déjà !)...

S’opposer à la mise en place de la biométrie ce n’est pas mener un combat d’arrière garde
contre les nouvelles technologies et le progrès, c’est mener un combat légitime contre les
dérives liées à leurs usages ou à leur généralisation au nom des TICE tous puissants...

Biométrie : de quoi parle t’on ?
« La biométrie regroupe l’ensemble des techniques informatiques permettant d’identifier
un individu à partir de ses caractéristiques physiques, biologiques, voire
comportementales. Les données biométriques ont la particularité d’être uniques et
permanentes. Elles permettent de ce fait le "traçage" des individus et leur identification
certaine. Le caractère sensible de ces données justifie que la loi prévoie un contrôle
particulier de la CNIL fondé essentiellement sur l’impératif de proportionnalité.
 » (site de la
CNIL, 7 avril 2011).

Biométrie à la cantine = Reconnaissance du Contour de la Main (RCM)

Savoir de quoi on parle pour ne pas se faire prendre en défaut : la biométrie dont il est
question dans la restauration scolaire n’est en rien liée aux relevés d’empreintes digitales,
il s’agit « seulement » du contour de la main (associé à un code personnel que l’on saisit
au moment de la reconnaissance).

La CNIL distingue trois catégories de procédés biométrique : « à traces » pour les
empreintes digitales et palmaires, « sans traces » pour le contour de la main et le réseau
veineux de la main et « intermédiaires » pour la voix, l’iris, la forme du visage.


Brèves

22 novembre 2015 - état d’urgence...

Suite à la proclamation de l’Etat d’urgence :
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30 octobre 2015 - temps de travail des enseignant-e-s

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23 octobre 2015 - il l’a dit ! (quand les mouettes suivent les chalutiers...)

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17 octobre 2015 - femmes je vous aime...

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16 octobre 2015 - l’E.N a besoin de toi : deviens réserviste !

quand tout a échoué pour palier le manque de personnels ; reste encore la fibre (...)